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"Peace Warriors" December 2002. Fidèle toujours au même principe de travailler la matière sonore in situ, dans le contexte précis d¹un lieu et d¹un moment précis, pour son quatrième album (quatrième état des lieux dans son projet d¹explorer un maximum de possibilités offertes par le dispositif LiSa), Kaffe Matthews a sélectionné les enregistrements de trois performances (Bruxelles, Bologne, Glasgow). On ne pourrait certainement pas dire que la musicienne a perdu la main : sa manière de bâtir des paysages sonores imaginaires semble intacte, cependant, le discours s¹y fait de plus en plus discontinu, dérangé, éclaté. " The Last Of The Violins " est un peu son " adieu aux armes " : ou plutôt, adieu aux vieux amis - le violon, son premier instrument (d¹avant la découverte de l¹électronique) est désormais mis en veilleuse. Le travail, nuancé, sur la texture, une approche attentive de la matière brute à sculpter, s¹élaborant par tâtonnements, " heureux accidents " et une maîtrise indéniable de la panoplie électronique fascinent toujours mais le résultat me laisse plus perplexe que subjugué : la formule semble s¹éprouver, tourner en rond. " The Pool In The Basement ", le dernier titre du disque marque, peut-être ( ?) un nouveau départ, c¹est en tout cas, la partie la plus gratifiante de l¹album : Commençant comme un morceau de techno minimale (ou presque), elle évolue vers des boucles de drones, hypnotiques, denses, irrésistiblement efficaces. (Derek Z.). KAFFE MATTHEWS
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